Décès de Pierre Condom

Notre camarade Pierre Condom nous a quittés le 14 juin dernier, il n’était âgé que de 79 ans. Sa carrière fut bien remplie et il demeure pour moi parmi les exemples de qualité et de probité dans le métier de journaliste. Nous nous sommes rencontrés dans le courant des années 1970, alors que reporter à Europe 1, j’avais élargi mon portefeuille d’activités, comme c’était la tradition dans cette grande et belle maison, à l’aéronautiques et un peu l’espace, après avoir travaillé toujours en activité secondaire, sur le secteur médical avec le Docteur Europe, Pierre Herman, un ami devenu très proche jusqu’à sa disparition. L’aérospatial est donc venu compléter la politique, le fait divers, etc. Et comme toujours, on apprend « sur le tas » grâce aux confrères qui vous informent et vous forment, même si, jeune pilote d’avions, puis d’hélicoptères, devenu plus tard professionnel, j’avais quelques dispositions. Pour l’espace, le grand Albert Ducroc était notre modèle, et notre maître. Ainsi, de salons du Bourget en conférences de presse j’ai croisé le Pierre parmi les grands de la profession spécialisés dans le secteur de l aérien. Aux cotés de Jean Marie Riche, Jacques Morisset, Jean Eyquem, Raymond Siretta, Gilbert Setbon ou Albert Boccara, et je m’arrête là, car il y avait alors une copieuse presse dans ce secteur, avec de nombreux professionnels, plus ou moins spécialisés technique, industrie, économie, et parmi eux, ce professionnel polyvalent Pierre Condom. Il avait fait des études classiques et ses passages par la Suisse et le Royaume Uni avaient donné à ce journaliste, un recul, une sagesse qui multipliaient sa pertinence et la valeur de ses écrits. Devenu patron d’aviation Magazine, puis d’Interavia, d’Air et Cosmos, il a toujours fait preuve de la plus scrupuleuse rigueur, indépendance, compétence. Et d’autorité comme patron. Retraité il demeurait un sage que l’on consultait, tant dans la presse que dans l’industrie. Courtois sans être pusillanime, lisible dans ses amitiés, clair dans ses critiques. Il fut l’un de mes confrères préférés et jamais la moindre ombre n’a troublé nos relations. Nous avons même, selon son souhait, failli travailler ensemble il y a fort longtemps, mais la radio demeurait mon média. Bon vol compagnon de l’Académie, tu as gagné tes galons d’aviateur.

Michel Polacco

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