Quels lanceurs pour l’avenir spatial de l’Europe ?

Oct 28, 2026 | Actualités, Communiqués

Le 23 octobre dernier, l’Académie de l’air et de l’espace a coorganisé à Madrid, en partenariat avec l’Agence spatiale espagnole (AEE), TEDAE et le Colegio Oficial de Ingenieros Aeronáuticos de España (COIAE), une journée de réflexion consacrée à l’avenir des lanceurs européens et aux enjeux du New Space.

Accueilli à l’École technique supérieure d’ingénierie aéronautique et spatiale (ETSIAE), cet événement a réuni représentants institutionnels, industriels, universitaires et experts du secteur spatial autour d’une question essentielle : que doit faire l’Europe pour garantir son autonomie d’accès à l’espace dans les décennies à venir ?

Des défis majeurs pour l’autonomie spatiale européenne

Les échanges ont mis en lumière plusieurs priorités stratégiques pour préserver la compétitivité et la souveraineté spatiale de l’Europe :

  • assurer la pérennité des lanceurs Ariane 6 et Vega-C au-delà de 2030 ;
  • préparer une nouvelle génération de lanceurs capable de répondre aux besoins du marché à l’horizon 2035 ;
  • adapter la gouvernance et la gestion des programmes spatiaux à un environnement industriel profondément renouvelé ;
  • mieux coordonner la demande institutionnelle européenne afin de renforcer la compétitivité de l’industrie spatiale européenne.

Ces réflexions s’appuient notamment sur les conclusions du Dossier n°56 de l’Académie de l’air et de l’espace, qui formule sept recommandations destinées à conforter la capacité de l’Europe à rester un acteur majeur du secteur spatial mondial.

Le rôle essentiel de la recherche et de la formation

À cette occasion, Gustavo Alonso, directeur de l’ETSIAE, a souligné l’importance de la participation des universités aux grands programmes européens de recherche et d’innovation, en particulier dans des secteurs stratégiques tels que l’aéronautique et l’espace.

Cette intervention a rappelé que les défis technologiques auxquels l’Europe est confrontée nécessiteront non seulement des investissements industriels ambitieux mais aussi une mobilisation durable de la recherche académique et de la formation des futures générations d’ingénieurs.