Avertissement : Ce texte reflète uniquement l’opinion de son auteur et n’engage en aucune manière la parole officielle de l’Académie de l’air et de l’espace

Par Alain JOSELZON, correspondant.

Covid: quo vadis ? Vade retro Satanas! Aeroplanum : caper emissarius ?

Quatre mois environ après qu’une minuscule cellule de quelques dizaines de nanomètres soit apparue dans un coin de la planète, la plus grande partie du monde s’est pratiquement figée, et des avions s’entassaient partout sur des parkings saturés…Au début de l’été, la reprise du trafic aérien a très timidement commencé.

La crise du covid-19 a sévi violemment dans le monde entier, et continue de sévir, avec un impact considérable (dont l’ampleur devra être évaluée plus précisément par la suite), inédit, sur l’économie (de l’ordre de 11 à 14% % de baisse anticipée de PIB pour 2020 en France et de 6 à 8% dans le monde), sur les compagnies aériennes. IATA a vu chuter la demande de 95% environ en avril 2020, au point le plus bas, par rapport au niveau 2019, prévoyant alors pour 2020 un nombre de passagers.km en chute de 48% au niveau mondial, 55% en Europe, et estimant à 24.6 millions le nombre d’emplois induits perdus, soit environ 38% sur un total de 65.5 millions. En juin 2020, IATA affichait des prévisions de pertes de 84.3 milliards de dollars en 2020, des revenus chutant de 50% à 419 milliards de $ US. Les estimations financières pour 2020 prennent en compte la forte baisse du prix du carburant en 2020. Pour 2021, IATA estimait que les pertes pourraient se limiter à 15.8 milliards de $ US et que les revenus pourraient remonter à 598 milliards de $ US (soit plus d’un tiers au-dessous des revenus 2019. IATA espère que le retour des bénéfices en 2022 permettra de payer les dettes engendrées par la crise… pour les compagnies qui auront survécu.

 

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