Avertissement : Ce texte reflète uniquement l’opinion de son auteur et n’engage en aucune manière la parole officielle de l’Académie de l’air et de l’espace.

Par Jean-Loup Bertaux, membre titulaire.

Charbon, pétrole, gaz naturel : ces trois combustibles fossiles contiennent des atomes de carbone, qui vont faire chacun une molécule de CO2 en brûlant. La moitié du CO2 relâché est absorbé par des puits naturels (forêts, sols, océans), et l’autre moitié s’accumule dans l’atmosphère, provoquant ainsi par son effet de serre le réchauffement climatique. La teneur en CO2 était de 280 ppmv avant l’époque industrielle, elle est maintenant de 413 ppmv en 2020 (+47%). On sait qu’au rythme actuel de notre extraction des fossiles, le réchauffement climatique atteindra +4° en 2100 et +8° en 2200 (+10° en France, les continents chauffent plus que la moyenne). On sait donc que, pour limiter le réchauffement, il faudra arrêter d’extraire les fossiles, et, si on ne le fait pas assez rapidement, on sera obligé d’enlever du CO2 de l’atmosphère pour rattraper le retard. Actuellement, la Terre est en déséquilibre thermique ; elle accumule presque 1 watt/m2, comme l’atteste l’augmentation de température des océans dans leur épaisseur. Littéralement, on cuit !

Il faut arrêter au plus vite cette cuisson, et la transition énergétique consiste donc à trouver des alternatives aux combustibles fossiles, défossilées le plus possible, pour permettre de vivre aussi confortablement que possible

 

Lire la suite (format PDF – 182 KB)